
5 conseils pour photographier en forêt
Publié le 23 septembre 2026 par MPB
À la croisée de la photographie de nature et de la photographie de paysage, la photographie en forêt a de quoi séduire les personnes qui aiment parcourir les bois, appareil photo en main. L’idée : restituer en image l’atmosphère si particulière de ces environnements naturels.
Dans cet article, la photographe Vivienne Arnold explique comment aborder les arbres, les sous-bois et les paysages forestiers. Elle photographie avec l’appareil photo hybride APS-C Fujifilm X-H2S et le télézoom Fujifilm XF 50-140mm f/2.8 LM OIS WR. Choix du matériel, réglages, lumière, composition : voici ses conseils pour progresser en photographie de forêt..

Fujifilm X-T2 | Fujifilm XF 100-400mm f/4.5-5.6 R LM OIS WR | 115,30mm | f/4.6 | 1/200 sec | ISO 160
Comme je photographie la nature, je passe une grande partie de mon temps dehors avec mon appareil photo. Je ne pars pas forcément à la recherche d’animaux sauvages : j’aime aussi me promener en forêt sans but précis et simplement observer ce qui m’entoure.
Ces dernières semaines, j’ai eu l’occasion de tester le télézoom Fujifilm XF 50-140mm f/2.8 LM OIS WR avec mon Fujifilm X-H2S. C’est un objectif professionnel particulièrement polyvalent.
Car photographier en forêt ne revient pas simplement à photographier des arbres. Il faut composer avec de nombreux éléments. De mon côté, je me demande souvent comment apporter une dimension onirique ou mystérieuse à mes images. Je vais donc partager ici ce que j’ai appris et la manière dont j’aborde mes prises de vue.

Fujifilm X-H2S | Fujifilm XF 50-140mm f/2.8 R LM OIS WR | 83,80mm | f/5.6 | 1/200 sec | ISO 800
Matériel
Quand je pars marcher en forêt, j’essaie de limiter mon matériel photo à l’essentiel. J’aime travailler avec un télézoom, car les longues focales permettent de détacher un sujet de son environnement et de simplifier une scène visuellement chargée. Le Fujifilm XF 50-140mm f/2.8 LM OIS WR, par exemple, est très polyvalent pour ce type de photographie. Il offre une ouverture constante de f/2.8 sur toute la plage de zoom. Sa protection contre les projections d’eau et la poussière me permet aussi de continuer à photographier lorsqu’il commence à pleuvoir. Ces conditions donnent d’ailleurs souvent lieu aux scènes les plus intéressantes, même s’il vaut toujours mieux éviter de mouiller son matériel photo.
L’objectif bénéficie d’une construction robuste en métal. Les bagues de mise au point et de zoom sont fluides et, une fois l’objectif monté sur mon appareil, l’ensemble est très agréable à manipuler. La qualité de fabrication est immédiatement perceptible. Avec un poids légèrement supérieur à 1kg [35oz], le Fujifilm XF 50-140mm f/2.8 LM OIS WR reste par ailleurs assez léger. La stabilisation optique (OIS) aide également à limiter le flou lorsque l’on photographie à main levée. L’autofocus est rapide, silencieux et fiable, même si la distance minimale de mise au point est d’environ 1m [3ft].
Cette configuration Fujifilm restitue beaucoup de détails, avec un bokeh agréable et une définition élevée jusque sur les bords de l’image. Comme je m’y attends avec Fujifilm, le rendu des couleurs est excellent. Pour moi, c’est un ensemble très polyvalent qui permet de varier facilement les compositions et les sujets.
Un filtre polarisant et un trépied peuvent aussi t’aider à obtenir le rendu recherché. Un filtre polarisant permet notamment d’accentuer les couleurs et les contrastes, tout en réduisant les reflets sur l’eau. Un trépied photo permet quant à lui d’éviter le flou de bougé, en particulier avec un temps de pose plus long.

Fujifilm X-T2 | Fujifilm XF 100-400mm f/4.5-5.6 R LM OIS WR | 170,50mm | f/4.8 | 1/250 sec | ISO 1250
Réglages
Comme dans tous les domaines de la photographie, il faut trouver le bon équilibre entre ISO, ouverture et vitesse d’obturation en fonction du résultat recherché.
Pour limiter le bruit numérique, l’idéal est de garder la sensibilité ISO aussi basse que possible, tout en la montant suffisamment lorsque les conditions l’exigent. Certains appareils, comme le Fujifilm X-H2S, permettent cependant d’utiliser des valeurs ISO plus élevées sans faire apparaître trop de bruit dans l’image.
Pense aussi à faire varier la vitesse d’obturation. La lumière peut vite manquer en forêt, même en milieu de journée, et des vitesses plus lentes peuvent alors être utiles. Dans ce cas, utilise un trépied afin que l’allongement du temps de pose ne se traduise pas par des photos floues.
Le choix de l’ouverture modifie lui aussi considérablement le rendu. Une grande ouverture convient par exemple très bien à un gros plan de feuilles : le sujet reste net tandis que l’arrière-plan se fond dans un joli bokeh. Si tu souhaites au contraire obtenir une profondeur de champ plus importante et conserver la majeure partie de l’image nette, choisis une ouverture comprise entre f/8–f/11.

Fujifilm X-H2S | Fujifilm XF 50-140mm f/2.8 R LM OIS WR | 102,20mm | f/5.0 | 1/125 sec | ISO 640
Exploiter la lumière
Quand on photographie en forêt, on se retrouve vite confronté à des conditions de lumière très variables, parfois même extrêmes. L’écart entre les zones les plus claires et les plus sombres peut être trop important pour que l’appareil photo restitue la scène comme notre œil la perçoit. J’ai donc tendance à laisser le ciel hors du cadre. Je peux ainsi régler l’exposition en fonction du premier plan sans me retrouver avec un ciel complètement surexposé à l’arrière-plan. Une focale plus longue permet également de cadrer plus serré sur une partie de la scène.
Le brouillard et la pluie sont particulièrement intéressants pour créer une ambiance en forêt. Le plein soleil est généralement plus délicat à maîtriser, mais une lumière forte peut aussi produire des ombres très graphiques.

Fujifilm X-H2S | Fujifilm XF 100-400mm f/4.5-5.6 R LM OIS WR | 400mm | f/5.6 | 1/200 sec | ISO 1600
Repérer un sujet
En forêt, les sujets ne manquent pas. Le plus difficile est souvent de savoir où regarder. De mon côté, je cherche avant tout une composition qui fonctionne. Tu peux t’appuyer sur les conditions de lumière ou changer de point de vue : photographier à contre-jour, exploiter un éclairage latéral très contrasté ou rechercher des effets visuels intéressants. Revenir au même endroit à différentes saisons ou à différents moments de l’année permet aussi de renouveler complètement les possibilités.

Fujifilm X-H2S | Fujifilm XF 50-140mm f/2.8 R LM OIS WR | 140mm | f/7.1 | 1/125 sec | ISO 400
Les chemins sont un excellent point de départ : ils structurent naturellement le cadre et mettent un peu d’ordre dans le foisonnement de la forêt. Ils peuvent aussi servir de lignes directrices pour conduire le regard dans l’image. Un arbre qui se distingue des autres ou un alignement d’arbres peut jouer le même rôle et devenir le point d’accroche de la composition. Demande-toi ce qui t’a fait t’arrêter devant cette scène. Qu’est-ce qui attire ton regard dans cet arbre, cette touffe d’herbe ou ce champignon ? Essaie ensuite de faire ressortir précisément cet élément dans ta photo.
Lors de ma dernière sortie, par exemple, j’ai travaillé avec des reflets, des chemins, des détails de la végétation, des animaux et des portraits en extérieur. Au début, il n’est pas toujours évident de dégager un sujet du désordre apparent de la forêt. Mais avec le temps, le regard s’affine : on repère davantage de possibilités et on apprend à mieux les exploiter.

Fujifilm X-H2S | Fujifilm XF 100-400mm f/4.5-5.6 R LM OIS WR | 100mm | f/4.5 | 1/125 sec | ISO 160
Conclusion
Photographier, ce n’est pas seulement appuyer sur le déclencheur. Pour moi, les sorties en forêt sont surtout l’occasion de ralentir et de porter toute mon attention sur ce qui m’entoure. Une photo évocatrice ne naît pas d’un simple déclenchement. La météo, le lieu et le matériel ont leur importance, tout comme l’intention avec laquelle on construit son image.

Fujifilm X-T4 | Fujifilm XF 100-400mm f/4.5-5.6 R LM OIS WR | 100mm | f/6.4 | 1/30 sec | ISO 1250
Pour moi, quatre points sont particulièrement importants. D’abord, un télézoom aide à isoler un élément du reste de la forêt et à simplifier une scène chargée. Ensuite, cherche un point d’accroche capable d’apporter de la lisibilité à une composition qui pourrait autrement paraître confuse. Troisièmement, sers-toi de la lumière pour installer une ambiance. Enfin, même si tu ne rentres pas avec les photos que tu espérais, profite simplement du temps passé dehors.
Le travail de Vivienne Arnold est à retrouver sur Instagram @natureandstories. Et pour approfondir encore le sujet et tes connaissances générales en photo ou vidéo, n'hésite pas à faire un tour sur le blog MPB.
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