
Test : Fujifilm XF10 pour le voyage
Publié le 2 février 2026 par MPB
Paris est une ville qui récompense l’errance sans plan. Les plus belles images naissent souvent au détour d’une rue : quand tu découvres une petite place, suis un son ou une odeur, ou observes la lumière glisser sur la vitrine d’un café.
Suis le photographe Wesley Verhoeve pendant une semaine dans la ville de l’amour avec le Fujifilm XF10, et découvre ses performances, les réglages idéaux pour la photographie de voyage, ainsi que les raisons pour lesquelles il reste l’un des appareils compacts préférés de Wesley.

Fujifilm XF10 d'occasion
Caractéristiques spécifiques du Fujifilm XF10
Capteur | APS-C Bayer CMOS |
Megapixels | 24.2 |
IBIS | No |
Objectif | Fixe 18.5mm f/2.8 (28mm équivalent) |
ISO | 200–12,800 |
ISO, extended | 100–51,200 |
Obturation Max | 1/4 000 s (obturateur mécanique) ; 1/16 000 s (obturateur électronique) |
Flash | Flash intégré escamotable |
Viseur | Aucune (3-inch LCD only) |
Ecran tactile | Écran fixe de 3 pouces |
Shutter | Obturateur central silencieux |
Max vidéo | 4K (15p) / 1080p (60p) |
Type de stockage | SD/SDHC/SDXC |
Poids | Approx. 280g |
Batterie | NP-95 |
Durée de vie de la Batterie | Approx. 330 prises |
Dimensions | 113×64×41 mm |
Date de sortie | 2018 |

Fujifilm XF10 d'occasion
Avantages
Excellente qualité d’image et couleurs naturelles grâce au capteur APS-C de 24 Mpx
Design compact et léger, idéal pour de longues journées de voyage
Objectif 18,5 mm très piqué (équivalent 28 mm), parfait pour la photographie de rue et le documentaire
Superbes JPEG directement sortis du boîtier, notamment avec le profil Classic Chrome
Obturateur central silencieux, pour photographier en toute discrétion dans les cafés, musées et scènes de rue plus intimistes
Inconvénients
Pas de viseur : la prise de vue se fait uniquement via l’écran LCD arrière
Autofocus plus lent et hésitant en basse lumière
Focale fixe sans zoom, ce qui limite les compositions plus serrées
Performances vidéo limitées, avec la 4K disponible uniquement en 15p
Écran fixe, non orientable

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/3.2 | 1/280 sec | ISO 200
Premières impressions du Fujifilm XF10
J’utilise des appareils Fujifilm depuis des années, de la série X100 jusqu’à leurs modèles moyen format les plus avancés comme le Fujifilm GFX 100S II, et j’ai toujours apprécié la façon dont la marque parvient à équilibrer design et fonctionnalité. Lancé en 2018, le XF10 s’est forgé une solide réputation auprès des photographes en quête de minimalisme et d’une excellente qualité d’image dans un boîtier compact. C’est d’ailleurs l’un des plus petits appareils à grand capteur que l’on puisse encore glisser dans une poche de manteau. Avec son capteur APS-C de 24 mégapixels et son objectif fixe 18,5 mm f/2,8 (équivalent 28 mm), il constitue un excellent compagnon de voyage pour celles et ceux qui aiment traquer et saisir la lumière.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/2.8 | 1/680 sec | ISO 200
Réglages du XF10 pour la photographie de voyage
Lorsque je voyage, j’essaie de garder à la fois mon équipement et mes décisions aussi simples que possible. Le Fujifilm XF10 s’y prête parfaitement. En photographie de rue en plein jour, mon réglage de base était le Snap Focus à 2 m avec une ouverture à f/8. Cela permet d’obtenir des images nettes d’environ un mètre jusqu’à l’infini, ce qui est idéal pour les scènes de rue et les instants fugaces. C’est une fonction souvent sous-estimée, qui permet de déclencher instantanément sans attendre que l’autofocus fasse le point.
Pour les déplacements plus généraux, j’utilisais principalement le mode priorité ouverture, entre f/2,8 et f/5,6, en ajustant l’ISO manuellement selon la lumière. L’obturateur mécanique de l’appareil monte jusqu’à 1/4 000 s, mais en plein soleil, il est possible de passer à l’obturateur électronique pour atteindre 1/16 000 s. Cela m’a permis de sauver plusieurs photos prises l’après-midi le long de la Seine, lorsque les reflets étaient particulièrement marqués.

Je photographiais en JPEG, en m’appuyant principalement sur les simulations de film Fujifilm, et surtout sur Classic Chrome. Cette simulation m’a offert une palette douce et subtile, parfaitement adaptée à la lumière parisienne souvent couverte. J’aime tellement les JPEG produits par le boîtier que je ressens rarement le besoin de les retoucher. Cela dit, les fichiers RAW offrent une belle latitude si l’on souhaite affiner les couleurs ou le contraste par la suite.
La nuit, je montais l’ISO entre 1 600 et 3 200 sans la moindre appréhension. Le capteur APS-C s’en est admirablement bien sorti, en conservant les détails sans générer de bruit gênant, et je n’ai à aucun moment ressenti le besoin d’utiliser un appareil plus grand ou plus lourd.

Prendre en main le Fujifilm XF10 en voyage
La première chose que l’on remarque avec le Fujifilm XF10, c’est sa légèreté. Avec un peu plus de 270 grammes, il pèse à peu près autant qu’un croissant et un café réunis. Il se glisse facilement dans une poche de veste ou un petit sac, ce qui en fait un compagnon idéal pour parcourir une ville comme Paris, où chaque gramme supplémentaire finit par se faire sentir.
Malgré son format compact, la qualité de fabrication est au rendez-vous. La plaque supérieure en métal lui confère une sensation haut de gamme, et rien ne donne l’impression de fragilité. Son obturateur central, extrêmement discret, est parfait pour photographier dans les musées, les églises ou lors de scènes de rue plus intimistes, lorsque l’on souhaite rester invisible. Une fois les bips désactivés dans le menu, l’appareil devient quasiment totalement silencieux.

Fujifilm XF10 d'occasion
L’écran tactile de 3 pouces est lumineux et bien défini, même en plein jour. Bien qu’il soit fixe (non orientable), je n’ai jamais ressenti le manque d’un écran articulé. La sélection du point AF via l’écran tactile est intuitive, et la navigation entre les images lors de la visualisation sur le terrain se fait rapidement et naturellement.
Les commandes sont volontairement minimalistes, mais intelligemment disposées : deux molettes, une bague de contrôle personnalisable autour de l’objectif et un petit joystick pour le déplacement du point AF. Après quelques minutes de configuration, l’appareil est devenu une véritable extension de ma main.
J’ai passé une après-midi à marcher du Marais jusqu’à Montmartre, photographiant des scènes de rue, de petites devantures, des personnes attablées en terrasse, et même quelques images prises depuis la banquette arrière d’un taxi. Le XF10 ne m’a jamais ralenti, et à aucun moment je n’ai regretté l’absence de viseur ou souhaité un boîtier plus imposant.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/7.1 | 1/120 sec | ISO 200
Autofocus et réactivité
L’autofocus n’est clairement pas le point fort du XF10 selon les standards de 2025, mais il reste constant et fiable. En bonne lumière, il accroche le sujet avec précision. Dans les coins plus sombres des cafés ou les ruelles étroites, il peut parfois hésiter, mais le passage au Snap Focus règle instantanément le problème. Une fois le rythme de l’appareil assimilé, j’ai très rarement manqué des images. Et lorsque cela arrivait, c’était volontaire, pour jouer avec le flou de mouvement.
Pour le type de photographie que je pratique — documentaire, portrait et observation discrète — la réactivité du XF10 est largement suffisante. Si tu photographies des sportifs en action ou des enfants courant à travers des fontaines, il te faudra un boîtier plus rapide. Mais pour la photographie de voyage et de rue, c’est un compagnon fiable sur lequel on peut compter.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/8 | 1/55 sec | ISO 200
Qualité d'image
Ces fichiers sont remarquables. Le capteur APS-C de 24 Mpx délivre des images d’une grande netteté, riches en détails, portées par la science des couleurs emblématique de Fujifilm. Les JPEG directement sortis du boîtier offrent un équilibre très juste entre contraste subtil et couleurs naturelles, donnant des images qui semblent finalisées dès la prise de vue, sans retouche superflue.
En pleine lumière, les photos gagnent en présence et en profondeur, grâce à un micro-contraste parfaitement maîtrisé, jamais dur ni excessif. La nuit, les fichiers conservent des couleurs authentiques, loin de toute exagération, et affichent une douceur délicate, avec une texture organique qui évoque immédiatement celle d’une pellicule 400 ISO.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/5.6 | 1/400 sec | ISO 200
J’ai imprimé plusieurs images prises à Paris en format A3, et j’ai été impressionné par la préservation des détails. Les tons chair sont propres et naturels, les ciels présentent de beaux dégradés, et les ombres conservent de l’information, même à 3 200 ISO.
La plage dynamique est solide, et la récupération des hautes lumières en RAW se révèle étonnamment tolérante. La seule véritable limite reste la focale fixe de 18,5 mm. Il m’est parfois arrivé de vouloir un cadrage plus serré, mais cela m’a surtout poussé à bouger, à réfléchir davantage à la composition — un excellent exercice pour n’importe quel photographe. J’aimerais sans doute encore plus cet appareil avec un 35 mm, mais c’est avant tout une préférence personnelle, liée à mes habitudes de prise de vue.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/5 | 1/60 sec | ISO 200
Le Fujifilm XF10 est-il un bon appareil photo de voyage ?
Absolument. Le Fujifilm XF10 réussit un équilibre rare : une qualité d’image de niveau professionnel dans un appareil qui tient dans la poche. Discret, suffisamment rapide et pensé pour une utilisation sans complications, il va droit à l’essentiel.
Pour les photographes de voyage, c’est un compagnon idéal, surtout lors de longues journées de marche où la légèreté devient essentielle. À mes yeux, le rendu des couleurs offert par les simulations de film Fujifilm est tout simplement inégalé à ce format. Les menus sont clairs, la batterie tient aisément une journée de prise de vue tranquille, et les fichiers sont superbes dès la sortie du boîtier.
Bien sûr, le XF10 a ses limites, pas de viseur, des capacités vidéo restreintes et un autofocus efficace mais pas de dernière génération. Mais c’est précisément ce compromis qui rend l’expérience si agréable : un appareil qui redonne à la photographie sa simplicité. Il t’invite à regarder davantage et à régler moins, et c’est exactement ce que j’attends d’un véritable appareil de voyage.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/7.1 | 1/250 sec | ISO 200
Alternatives au Fujifilm XF10
Si tu envisages le XF10, voici quelques autres options dans le même esprit :
Ricoh GR III / Ricoh GR IIIx : autofocus plus rapide et stabilisation intégrée au boîtier, mais un prix plus élevé et une navigation dans les menus un peu moins intuitive.
Fujifilm X100V / Fujifilm X100VI: boîtier plus volumineux, viseur optique hybride, tropicalisation (avec filtre), et toujours la même science des couleurs Fujifilm, mais pour un encombrement et un prix quasiment doublés. Consulte aussi les tests du Fujifilm X100V et du Fujifilm X100VI pour en savoir plus.
Sony ZV-1: Meilleures performances vidéo, objectif zoom et autofocus très performant — idéal pour les créateurs de contenu, mais avec un rendu typique d’un capteur plus petit.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/7.1 | 1/140 sec | ISO 200
Chacun de ces appareils répond à un usage légèrement différent, et le XF10 reste le plus simple d’entre eux : un outil photographique pur, qui se fait oublier en main et te permet de te concentrer pleinement sur ce qui compte vraiment : regarder le monde.
Tu hésites encore ? Ce guide complet des meilleurs appareils compacts pour les vacances et le voyage est là pour t’aider à faire le bon choix.

Wesley Verhoeve | Fujifilm XF10 | 18.5mm | f/5.6 | 1/550 sec | ISO 200
Conclusion
Le Fujifilm XF10 a peut-être sept ans, mais il tient toujours parfaitement sa place comme appareil de voyage en 2025. À une époque où la plupart des boîtiers cherchent à tout faire, celui-ci reste fidèle à une seule mission : faire de belles photos, tout simplement.
En me promenant dans Paris avec lui, des boulangeries à l’aube aux trajets nocturnes en métro, j’ai réalisé à quel point il était rafraîchissant d’utiliser un appareil qui sait se faire oublier. Petit, silencieux et efficace, il m’a accompagné partout, toujours prêt, glissé dans la poche de mon manteau.
Si ton objectif est de voyager léger tout en rentrant avec des images pleines de vie, le XF10 reste un excellent choix. C’est le genre d’appareil qui t’encourage à sortir, à observer attentivement… et à garder une main libre pour le prochain croissant.
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Pour en savoir plus sur Wesley Verhoeve et son travail, rends-toi sur son Instagram @wesley.
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